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PDF Signaler ce document 1Dans le cadre d'une enquête monographique sur les transformations du groupe ouvrier 2notre recherche a porté sur les modalités d'entrée des familles ouvrières dans la compétition scolaire lors de ces dix dernières années. La prolongation des études dans les milieux populaires, autorisée par l'abaissement de la barrière à l'entrée au lycée, s'est imposée au cours de ces dernières années comme une nécessité sociale pour des raisons autant négatives — le refus de l'usine, ou plus exactement de la condition ouvrière d'aujourd'hui — que positives — la certification scolaire comme voie de salut social des enfants. Le travail d'observation participante effectué au cours du troisième trimestreauprès de quatre étudiants inscrits en première année de faculté, constitue, en fait, le point d'aboutissement d'un long travail d'enquête réalisé peu auparavant auprès d'un ensemble de lycéens des sections A et Benfants d'ouvriers de l'usine habitant pour la plupart dans le même quartier d'habitat social appelé ici Grandval. Ce constat débouchait naturellement sur la question de leur devenir dans les filières non sélectives de l'université où ils se dirigent ensuite, bien souvent par défaut. Choisir le quartier comme lieu d'observation de ces étudiants, c'est, par un mouvement de contrechamp, prendre un point de vue sur l'objet qui permette de réinscrire les pratiques sociales de ces étudiants dans l'espace social pertinent. C'est aussi se donner les moyens de rendre compte des différentes manières d'habiter le temps selon la position dans l'espace et dans le cycle scolaire. Si, lycéens, ils avaient tous souhaité préparer un BTS ou un DUT, c'est parce qu'ils avaient conscience qu'il leur fallait, pour réussir dans l'enseignement supérieur, une structure d'encadrement pédagogique.

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